Veuillez trouver ci-joint l’appel à communications d’un colloque international organisé par Clément Akassi, de l’Université de Howard (USA), prévu du 30 octobre au 1er novembre 2019.
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Parution – « Un nouvel âge de l’enquête. Portraits de l’écrivain contemporain en enquêteur »
Un nouvel âge de l’enquête. Portraits de l’écrivain contemporain en enquêteur
Laurent Demanze
Corti, coll. Les Essais (2019)
304 p. — ISBN : 978-2-7143-1222-8
“L’« âge de l’enquête » : c’est la formule d’Émile Zola qui décrit là un XIXe siècle emporté par une fièvre d’investigations et de déchiffrements. Une formule d’actualité au XXIe siècle, au moment où s’ouvre un nouvel âge de l’enquête : les écrivains contemporains investissent à nouveaux frais le terrain social, à la croisée du reportage, des sciences sociales et du roman noir.
C’est cette passion renouvelée du réel que je voudrais saisir ici, à travers les gestes de l’enquête. S’étonner, explorer, collecter, restituer, poursuivre, suspendre : cette liste ouverte d’opérations concrètes, de pratiques et d’expérimentations dessine le cheminement même de l’enquête. Elle dessine également les moments d’une dynamique, inlassable et inachevable, qu’empruntent aujourd’hui les écrivains pour élucider, nommer et raconter l’épaisseur du monde, en donnant voix aux vies silencieuses. Cette obsession de l’enquête, je la traque à mon tour depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, dans une littérature qui s’invente aux franges des disciplines – d’Emmanuel Carrère à Jean Rolin, d’Ivan Jablonka à Hélène Gaudy, d’Emmanuelle Pireyre à Patrick Modiano, de Philippe Artières à Kamel Daoud, de Philippe Vasset à Svetlana Alexievitch.
Il m’a semblé, chemin faisant, que cette littérature du réel s’écrivait dans le sillage de Georges Perec. Ses dispositifs inventifs, minutieux et critiques sont autant d’instruments d’exploration, qui font de la littérature un protocole de savoir et un outil de connaissance intime.” — Laurent Demanze
Lire dans l’Atelier de théorie littéraire de Fabula un extrait de l’introduction…
Table des matières
Introduction 11
Devenirs d’une culture de l’enquête 12
Investigations à la croisée des disciplines 15
Exigence de réel 19
Politiques de l’enquête 25
Figures de l’enquêteur : le détective, le reporter et l’ethnographe 29
Chapitre I : S’étonner 35
Émergence du récit herméneutique 39
Usages de l’indice 40
Proust détective 43
Roman policier et sciences sociales 50
Extension du domaine du noir 55
Enquêtes sur une disparition 61
Jean-Christophe Bailly : la dissémination des indices 70
Éric Chauvier : le sentiment de familiarité rompue 77
Chapitre II : Explorer 86
Voyages de proximité 95
Formes contemporaines du reportage 99
Jean Rolin : les dérives du reportage 107
Résidences in situ 112
Philippe Vasset : tentative d’épuisement des marges parisiennes 116
Chapitre III : Collecter 123
Collectes naturalistes 123
Collecte et expérience 128
Formes d’implication du je 131
Philippe Artières : le corps de l’enquêteur 140
Les topographies de l’archive 146
Collection de voix et récollection politique 153
Pratiques de l’amateur 163
Emmanuelle Pireyre : collecte numérique 168
Chapitre IV : Restituer 177
La transcription, entre traduction et trahison 180
Composer un espace des paroles 181
Une éthique de la transcription 185
Tentatives de compréhension 189
Démocratie de l’herméneutique 192
Monter : une recomposition du discours social 194
Les montages historiques de Philippe Artières 196
Témoigner formes de la délégation de parole 201
Une littérature de reportage selon Emmanuel Carrère 205
Raconter : force démocratique de la narration 215
Dans la fabrique du savoir avec Ivan Jablonka 218
Enquête, fiction et imagination 226
Chapitre V : Poursuivre 231
Les contre-enquêtes de Didier Blonde 232
Dérèglements paranoïaques 241
Contre-enquête littéraire 244
Enquêtes dans la fiction et fictions d’enquête 252
Kamel Daoud : l’histoire littéraire à rebours 260
Épilogue : Suspendre 265
Un cadre temporel 266
Un impératif pratique 270
Une déliaison narrative 272
Un autre régime de pensée 274
Une éthique de l’opacité 277
Remerciements 284
Index des auteurs étudiés 287
Colloque – « Raiders of the Lost Archives. Penser la culture médiatique à l’aune des archives et des collections »
Vous trouverez ci-joint le programme du colloque “Raiders of the Lost Archives. Penser la culture médiatique à l’aune des archives et des collections”. Ce colloque, qui aura lieu les 27 et 28 mai prochains, propose de réfléchir à la relation en histoire culturelle entre les archives, les collections de médias et la culture médiatique. Résolument interdisciplinaire, il envisagera la culture médiatique dans la diversité et la continuité de ses formes : cinéma, télévision, chanson, BD, roman, jeu vidéo, etc.
La journée du 27 mai se déroulera dans le cadre de l’ACFAS, au local B-1008 du Pavillon Lucien-Brault.
La journée du 28 mai aura lieu au Centre de recherche en civilisation canadienne-française, à l’Université d’Ottawa.
Comité organisateur :
Anthony Glinoer (anthony.glinoer@usherbrooke.ca)
Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca)
Philippe Rioux (philippe.rioux@usherbrooke.ca)
Parution – « La littérature en médiations »
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication du dernier numéro de la revue French Cultural Studies, disponible à l’adresse suivante :https://journals.sagepub.com/toc/frc/current
Le numéro s’intitule « La littérature en médiations ».
Parution – « Le peuple à l’écrit. De Flaubert à Virginie Despentes »
Le peuple à l’écrit. De Flaubert à Virginie Despentes
Nelly Wolf

P.U. Vincennes
Collection : Culture et Société
Nombre de pages : 206
Langues : Française
Paru le : 02/05/2019
EAN : 9782379240126
À l’heure d’internet comme au XIXe siècle, un vaste public s’est emparé des pouvoirs de l’écrit. Comment la littérature, de Flaubert à Virginie Despentes réagit-elle à cette concurrence inédite ?
Comment la littérature, comment les écrivains professionnels, qui jusqu’alors détenaient sinon un monopole, du moins un pouvoir sur la langue écrite ont-ils accueilli ce nouveau partage ? Comment ont-ils réagi à cette concurrence inédite ? Y ont-ils vu une ressource ou une menace ?
Ce livre tente de répondre à de telles questions en explorant les œuvres littéraires de Gustave Flaubert à Virginie Despentes. À travers la littérature, il nous invite à réfléchir sur la démocratie, l’oral et l’écrit, l’école.
Sommaire
Introduction
Écritures ordinaires
Extension du domaine de la lettre
Portraits du peuple rédacteur
Fragilité d’une transmission
Apprendre à écrire ?
À l’école de la République
Entre les murs du collège
Écrire et conter
La scène de l’acculturation
La revanche de l’oral
À la recherche du beau français
Un conflit de loyauté
Pour en finir avec le point-virgule
La faute et la marge
Grammaires du crime
Un imaginaire social de la langue
L’illetrisme rédempteur
Conclusion
Bibliographie critique sélective
*
Colloque – « Narrations auctoriales dans l’espace public : comment penser et raconter l’auteur ? »
Metz, Université de Lorraine, Île du Saulcy, salle Ferrari.
Jeudi 16 mai
9 h 00 Ouverture
Jacques Walter, directeur du Crem (Université de Lorraine), Carole Bisenius-
Penin (Crem, Université de Lorraine), Jeanne E. Glesener (Ipse, Université du
Luxembourg)
Président de séance : Jacques Walter (Crem, Université de Lorraine)
9 h 30 Patrick Modiano : la fabrique d’un auteur nobelisable
Clara Lévy (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, France)
10 h 00 De la narration auctoriale à la mise en scène des territoires et de la
littérature Mathilde Labbé (Université de Nantes, France)
[10 h 30] Pause
11 h 00 Discours institutionnel et postures auctoriales : le Centre national
de littérature et les écrivains luxembourgeois
Fabienne Gilbertz et Myriam Sunnen (Centre national de littérature,
Luxembourg)
11 h 30 La mise en fiction d’un « exotisme stratégique » Narrations et
positionnements auctoriaux dans les romans Écrivains d’Antoine Volodine et Je
suis un écrivain japonais de Dany Laferrière
Frederik Kiparski (Universität Mannheim, Allemagne)
[12 h 00] Déjeuner
Présidente de séance : Aurore Promonet-Thérèse (Crem, Université de Lorraine
14 h 00 Les « ateliers en résidence » de remue.net, une approche sociale,
impersonnelle et politique de la langue
Mathilde Roussigné (Aix-Marseille Université, France
14 h 30 Postures auctoriales au prisme du numérique
Karen Cayrat (Crem, Université de Lorraine, France)
15 h 00 Sayed Kashua et Kamel Daoud : écrire dans une autre langue que l’arabe
Mariamou Siby (Université Bordeaux-Montaigne, France)
[15 h 30] Pause
16 h 00 Table ronde : De la posture au métier : enjeux identitaires et
symboliques de la fonction d’auteur
Samantha Bailly, autrice, scénariste et vidéaste française, présidente de la
Ligue des auteurs professionnels et ex-présidente de la Charte des auteurs et
des illustrateurs jeunesse, Pascal Jourdana, directeur de La Marelle à la
Villa des auteurs (Friche la Belle de Mai, Marseille), ancien gestionnaire
d’une agence littéraire (Premières Impressions) et chroniqueur littéraire
(L’Humanité, Le Magazine littéraire…), Patrice Locmant, directeur général de
la Société des gens de lettres (SGDL) et ancien chef du bureau de la création
et de la diffusion du ministère de la Culture
20 h 00 Repas de gala
Vendredi 17 mai
9 h 00 Accueil
Présidente de séance: Carole Bisenius-Penin (Crem, Université de Lorraine)
9 h 30 Comment devient-on écrivain français ? Stratégie et postures chez
Hector Bianciotti
Marinela-Teodora Achim (Université Babeș-Bolyai, Roumanie)
10 h 00 Devenir auteur lorsqu’on est ingénieur. Le cas de Chetan Bhagat dans
la littérature indienne contemporaine de langue anglaise
Roland Lardinois (École des hautes études en sciences sociales, France)
[10 h 30] Pause
11 h 00 Le devenir-auteur de Marcel Proust, 1900-1904
Catherine Fhima (École des hautes études en sciences sociales, France)
11 h 30 Figures de l’auctorialité : des écrivains au festival Atlantide de
Nantes
Delphine Saurier (Audencia Business School, France)
[12 h 00] Déjeuner
Présidente de séance : Jeanne E. Glesener (Ipse, Université du Luxembourg
14 h 00 Bernard-Marie Koltès : de l’écrivain « vocationnel » à l’auteur
stratège
André Petitjean (Crem, Université de Lorraine, France)
14 h 30 Les auteurs et l’École : étude de formes d’auctorialité apprenante
Aurore Promonet-Thérèse (Crem, Université de Lorraine, France)
15 h 00 Les auteurs programmés en milieu scolaire
Tonia Raus (Université du Luxembourg)
Appel à contributions – « Accélération et vitesse : de la célérité dans les arts »
La revue numérique À l’épreuve est née en 2013 de l’enthousiasme de doctorants issus des diverses disciplines du RIRRA 21, centre de recherche rattaché à l’université Montpellier III. Il s’agit d’une revue à parution annuelle, ouverte à toutes les approches critiques mais favorisant l’interdisciplinarité et les études comparatives entre différentes aires linguistiques et médias. Pilotée au niveau universitaire par un comité scientifique international, sa rédaction est assurée tous les ans par une équipe de doctorants du RIRRA 21. L’appel à contribution est ouvert à tous les chercheurs.
La date limite d’envoi des propositions est fixée au 9 juin 2019.
Journées d’études – « Autopsie de l’échec littéraire »
Nous avons le plaisir de vous adresser l’affiche et le programme des 8ejournées d’études du groupe COnTEXTES, sur le thème « Autopsie de l’échec littéraire ». Celles-ci se tiendront à l’Université Libre de Bruxelles les 16 et 17 mai prochains. En tant qu’elle participe de la consécration des auteurs et entretient des rapports intéressés avec la question de la valeur, l’histoire de la littérature a tendance à accorder beaucoup plus d’attention aux succès qu’aux échecs. Tout se passe comme si la distance temporelle qui sépare le chercheur de son objet avait figé la valeur des œuvres, constitué un panthéon immuable tout prêt à être « reconnu » et aux marges duquel il n’y aurait que des œuvres « mineures », en cela moins dignes d’être étudiées. La réussite, cependant, n’est que la pointe de l’iceberg littéraire. En se focalisant sur les « grands » écrivains, sur les « modernes », sur les « originaux », ne risque-t-on pas de donner une image sinon faussée, du moins (trop) partielle, de la littérature d’une époque ? Les huitièmes journées d’études du groupe COnTEXTES cherchent à mettre au jour les logiques de l’exclusion symbolique dans le champ littéraire. On s’intéressera aussi bien aux raisons de l’échec littéraire qu’aux luttes des agents pour l’échec d’autrui, aux réactions des auteurs face à leur échec, aux changements de fortune (de l’échec au succès, du succès à l’échec) ou encore aux différentes formes que revêt l’échec littéraire au fil des époques.
Appel à contributions – « Quêtes littéraires, nº 9 : Maître(s) et disciple(s) »
Envisagés sous l’angle de leur étymologie, les deux termes clés évoqués dans le titre,maître et disciple, s’avèrent être foncièrement antonymiques. En effet, le magister latin issu de magis a la même racine indo-européenne meg(h) que le latin magnus ou bien le grec megas – tous signifiant « grand ». D’un autre côté, l’adjectif latin pullus que précède le radical discere (« apprendre »), les deux formant le substantif discipulus, désigne « petit » ou bien « jeune ». Ainsi, on se trouve d’emblée dans l’opposition, l’antagonisme, voire le conflit.
Cependant, considérée dans une perspective plus générale, cette étymologie peut également nous placer dans un champ plus vaste, celui que nous voulons situer au cœur des réflexions, à savoir celui des relations maître-disciple ainsi que des rôles qu’ils prennent l’un vis-à-vis de l’autre dans les littératures française et francophone à travers les siècles. Or, celles-ci abondent en exemples dont nous n’allons évoquer que quelques-uns pour signaler la diversité des rapports que la dyade maître-disciple peut développer.
Quel lien peut donc unir celui qui désire apprendre, s’instruire, à celui qui sait plus (magis) ? Et en sens inverse, qu’est-ce qui attire l’élève vers son professeur ? Leur relation est-elle basée sur l’admiration et la fascination comme celles qui font appliquer à Robert Greslou la méthode expérimentale du philosophe qu’il admire à une jeune fille amoureuse dans Le Disciple de Paul Bourget (1889) ? La formation finit-elle toujours par une confrontation échouée comme dans le cas du professeur-philosophe Bouteiller dans la trilogie de Maurice Barrès Le Roman de l’énergie nationale (1897-1902) ? S’agit-il d’une rivalité comme dans le jeu-enseignement que propose au Vicomte de Valmont la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos (1782) ? Quelle part y prennent la domination et la cruauté que met en scène Michel de Ghelderode dans sa pièce L’École des bouffons (1942) ?
Plusieurs pistes de réflexion se dessinent, tout en se recoupant et se recouvrant, lorsqu’on cherche des tropes figuratifs de la relation maître-disciple ou, de façon plus large, les élèves et leur professeur, l’élève et ses professeurs, les étudiants et leurs professeurs :
- l’accompagnement, la guidance : le maître en tant qu’accoucheur de la vérité que le disciple porte en lui-même sans en être conscient, selon la maïeutique socratique ;
- le don : le maître comme révélateur de la vérité et des clés pour la comprendre, uni avec son disciple par l’amour, tel que le présente Søren Kierkegaard, communiant plutôt que communiquant avec son élève ;
- l’empathie et la sympathie : l’imitation d’autrui et la compréhension d’autrui dans la relation maître-disciple (Max Scheler) ;
- l’échange d’un « éros fait de confiance réciproque et, en vérité, d’amour » (George Steiner) ;
- la destruction : celle du disciple par son maître, de même que celle du maître par le disciple (George Steiner).
Bien évidemment, en prenant pour thème du neuvième numéro de Quêtes littéraires, revue consacrée invariablement aux littératures française et francophone, les relations entre le maître et le disciple, nous entrons dans le torrent impétueux d’un fleuve littéraire dont aussi bien l’amont que l’aval regorgent de très intéressants textes narratifs, dramatiques et lyriques qui attendent d’être repêchés de l’oubli ou retirés des eaux pour une nouvelle (re)lecture ou analyse.
Sans être exhaustives, les pistes proposées font référence à quelques approches philosophiques pour rappeler la persistance du thème dans la réflexion humaine. Cet appel se propose d’être en même temps une invitation à la continuation des recherches qui ont déjà eu lieu et une attente à des apports nouveaux et originaux.
Calendrier
La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots, brève notice biographique) à l’adresse quetes-litteraires@kul.pl est fixée au 15 mai 2019.
Les propositions seront examinées par un comité de lecture.
Les auteurs des propositions seront avisés avant le 30 mai 2019.
Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.
Langue des contributions : français.
Délai pour l’envoi des articles : le 15 septembre 2019.
La publication du neuvième numéro de Quêtes littéraires est prévue en décembre 2019.
Pour soumettre: https://czasopisma.kul.pl/ql/about/submissions
Parution – « Jules Verne et la culture médiatique. De la presse du XIXe siècle au steampunk »
Guillaume Pinson et Maxime Prévost (dir.), Jules Verne et la culture médiatique. De la presse du XIXe siècle au steampunk, Québec, Presses de l’Université Laval, «Littérature et imaginaire contemporain», 2019.
Textes de Claire Barel-Moisan, Thomas Carrier-Lafleur, Pascal Durand, Gérard Fabre, Nicolas Gauthier, Guillaume Pinson, Maxime Prévost, Jean Rime, Mélodie Simard-Houde, Bounthavy Suvilay, Jean-Christophe Valtat.

