Conférences de Gisèle Sapiro

Vendredi 13 avril 2012, 16h30, Ecole Normale Supérieure, salle Cavaillès,

Conférence de Gisèle Sapiro: « Déclin ou renouveau ? La place du français sur le marché de la traduction à l’heure de la mondialisation »
Le français est la deuxième langue centrale dans le monde, à en juger par sa position sur le marché mondial des traductions. Loin derrière l’anglais, et proche de l’allemand, le français peine cependant à maintenir cette position à l’ère de la mondialisation. Cette conférence examinera les enjeux de cette relative marginalisation et les stratégies mises en place par les acteurs pour y remédier, à travers le cas des traductions d’ouvrages de littérature et de sciences humaines du français en anglais. Quels sont les livres traduits du français aux Etats-Unis? Qui sont les importateurs ? Comment sont-ils reçus ? Cette étude de cas sera réinscrite dans une analyse plus générale des conditions de circulation des oeuvres et des obstacles qu’elles rencontrent. Dans l’autre sens, on s’interrogera également sur la diffusion des traductions en français au sein de l’aire francophone.

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vendredi 13 avril 2012

9 h 30 – 11 h 30

CNRS/site Pouchet (salle159), 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com

 

 

Présentation et discussion de l’ouvrage

 

La responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France XIXe-XXIesiècle

 

de Gisèle SAPIRO

 

En présence de l’auteur

 

Présentation par Cécile Rabot

 

Un écrivain peut-il tout dire et, si non, quelles sont les limites que la société et l’époque lui assignent ? Un écrivain doit-il tout dire et, si oui, les lois de la République des lettres lui font-elles obligation d’enfreindre celles du pouvoir et de la morale ? Depuis le XVIIIe siècle, les discours sur les dangers de la lecture et l’influence subversive des hommes de lettres sur les esprits confortent la croyance dans les pouvoirs de l’écrit. Face à eux, tenants de l’art pour l’art et partisans de l’engagement des intellectuels se retrouvent autour de la défense d’une éthique propre à la littérature. Ces débats, hantés à l’origine par la mémoire des événements révolutionnaires et profondément redéfinis au moment de l’épuration par la «collaboration de plume », n’ont cessé depuis deux siècles d’animer les prétoires, le Parlement et les colonnes de presse. Cet ouvrage en restitue toute l’importance, intellectuelle et politique, à travers l’étude de quatre moments-clés, qui marquent autant d’étapes dans l’histoire de la liberté d’expression et de la morale publique en France : la Restauration, le Second Empire, la Troisième République et la Libération. On y revisite des procès célèbres : ceux de Béranger, Courier, Flaubert, Baudelaire, ceux des naturalistes et, à partir d’archives inédites, ceux des intellectuels collaborationnistes. L’épilogue examine la redéfinition de ces enjeux des années 1950 à nos jours : les formes de censure se font plus discrètes, la parole de l’écrivain a perdu de son poids dans l’espace public, mais l’actualité montre que la littérature peut et sait encore être scandaleuse.

Anthony Glinoer
Anthony Glinoer

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Anthony Glinoer (4 avril 2012). Conférences de Gisèle Sapiro. Le carnet de la liste socius. Consulté le 16 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/qxc2


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